Démos sursemis de prairie – 29 et 30 septembre en Seine-Maritime
Publié le 17 septembre 2026
Publié le
Les Cuma de Normandie accélèrent sur la traction partagée, la transmission des responsabilités et la gestion prévisionnelle des investissements pour aider les groupes à réduire leurs coûts et préparer l’avenir. Entretien avec Rodolphe Lormelet, Président de la fédération Cuma Normandie Ouest.
Sans que cela soit spécifique aux Cuma, l’ambiance actuelle est plutôt morose, pour ne citer que l’actualité sanitaire ou celle en lien avec le Mercosur. La taxe carbone est un autre exemple, et s’il a beaucoup été question du prix des engrais, le marché de la machine agricole en sera aussi impacté. En Cuma, nous constatons néanmoins un thème de questionnements qui se renforce : le renouvellement des dirigeants. Beaucoup d’accompagnements stratégiques portent en effet sur ces sujets de transmission des responsabilités. C’est de plus une nécessité de travailler avec les jeunes responsables sur l’avenir de leur Cuma, le règlement intérieur, etc. Et le réseau fédératif se veut ici facilitateur. Ils s’imprègnent ainsi du fonctionnement de la Cuma, même s’ils portent des visions différentes des précédentes générations. Le sang neuf apporte de la remise en cause, et ça fait du bien au dynamisme des groupes.
Tout à fait ! C’est tout d’abord une réponse aux attentes des adhérents. Ils demandent aujourd’hui plus de prestations. La lourdeur des capitaux sur les exploitations pousse aussi en ce sens de la mutualisation des matériels, dont le tracteur. Je pense que dans dix ans, quasiment toutes les Cuma auront une solution de traction. On le constate sur le terrain : après l’arrivée du tracteur, on se pose la question du chauffeur. Ce dernier améliorant l’efficience des outils. Il travaillera pendant que l’adhérent est occupé à son élevage. Puis le groupe se penche sur le projet d’un bâtiment qui deviendra un lieu de vie et de rassemblement des agriculteurs du secteur. Enfin, quand on parle d’inflation du matériel, on peut voir qu’une bonne organisation qui optimise le volume d’activité est un moyen important de réduire le coût.
Le tracteur en Cuma permet cela. D’une part c’est une garantie d’avoir l’adéquation entre la puissance disponible et le matériel attelé que la Cuma aura peut-être choisi pour maximiser le débit de chantier, et donc diluer les coûts. D’autre part, quand le bon tracteur reste attelé au bon outil toute une saison et que les demandes des adhérents s’enchaînent, tout le monde gagne du temps et le groupe peut faire plus d’unités.
Il n’y a pas un chiffre magique universel. C’est à chaque groupe de savoir où il met le curseur entre la disponibilité, la sécurité du service d’un côté et le tarif, de l’autre. Des groupes acceptent qu’un tracteur d’occasion soit présent pour une activité spécifique sur deux mois de l’année. À l’inverse, pour d’autres, que le moteur tourne au minimum 1 000 heures par an est un impératif.
La Gestion prévisionnelle des investissements (GPI) est une sorte d’audit d’un parc matériels de la Cuma. Avec un conseiller, les responsables engagent une réflexion sur les renouvellements de matériels à venir. L’idée est de programmer ces investissements sur les cinq à sept prochaines années. Cela fournit des éléments pour présenter ses dossiers aux banques, décider des sollicitations que l’on adresse aux concessionnaires. Et pour l’adhérent qui voit qu’il y a une réflexion sur l’utilisation du matériel et la cohérence des futurs achats, c’est plutôt rassurant.
Propos recueillis par Ronan Lombard pour le supplément Entraid Magazine Normandie de février 2026
Publié le 17 septembre 2026
Votre cuma possède des appareils de levage ? Êtes-vous sûrs d'être en règle ?
Publié le 17 septembre 2026
Découvrez les premières étapes de la mise en place de la facturation électronique pour les cuma
Publié le 16 septembre 2026
Le programme d'action GROOVI permet à la cuma de Blavou de tester de nouvelles méthodes de fonctionnement au sein de la cuma.
Publié le 14 septembre 2026
Publié le 14 septembre 2026
Publié le 14 septembre 2026
Face à une crise agricole qui frappe l’ensemble de l’écosystème, la Fédération Nationale des Cuma (FNCuma) appelle à sortir des réponses partielles, du « saupoudrage » et des effets de communication. Banques, collectivités, organismes de contrôle, État : chacun dispose de leviers pour agir. Pourtant, la réponse à la crise continue de reposer essentiellement sur l’intervention de l’État. La FNCuma appelle à changer de méthode et à ce que tout l’écosystème agricole prenne sa part.
Publié le 10 septembre 2026
Retrouvez les différentes dates du rendez-vous de fin d'année des cuma
Publié le 10 septembre 2026
Publié le 08 septembre 2026
Comme à notre habitude, nous serons présents en extérieur, dans un espace entièrement dédié à nos dernières actualités, nos innovations et nos engagements. Une occasion unique de partager avec vous ce qui nous anime au quotidien : l’agriculture, ensemble..
Publié le 08 septembre 2026